Le chou canaque

 

Bonjour à tous ! Dans la continuité des projets « plantes à nous » et « maison de la semence » de notre association, nous publierons régulièrement des informations tirées d’articles du web et concernant les plantes locales comestibles et/ou d’un autre intérêt médicinal ou artisanal. Ces articles seront stockés dans l’onglet « plantes à nous », pour que vous puissiez y revenir si besoin. Bonne lecture !

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LE CHOU CANAQUE, ABELMOSCUS MANIHOT OU HIBISCUS MANIHOT plante alimentaire et diététique par ses feuilles comestibles et plante médicinale facile à cultiver

le chou canaque, crédit wikipedia

Le chou canaque ou Pacific cabbage ou aibika, bele ou pele dans les iles du Pacifique sud semble originaire de l’Asie (Chine ou Indo-malaisie selon les botanistes); C’est un petit arbre ou un arbuste cousin de l’hibiscus ou de l’okra avec lesquels il partage les mêmes types de fleurs bien développées et ornementales.
Son feuillage et assez varié selon les cultivars, 15 à 30 cm de large et avec 5 à 8 lobes plus ou moins échancrés, fleurs jaunes pales à blanches avec un centre pourpre, pouvant atteindre 10 à 12 cm de diamètre, fruit capsulaire allongé (4 à 5 cm) et « poilu » contenant les graines.

LE CHOU CANAQUE : PLANTE ALIMENTAIRE ET DIETETIQUE

Le grand intérêt d’Abelmoschus manihot ce sont ces feuilles et ces jeunes pousses parfaitement comestibles et diététiquement très intéressantes surtout pour leur contenu en protéines assimilables (5 à 10 %) , en vitamine ou provitamine A, en calcium et en fer ( c’est le « steak » des iles me disait un Habitant du Vanuatu).

On récolte les jeunes rameaux feuillus quand les premières feuilles (feuilles de la base du rameau) sont complètement développées.
On peut aussi cueillir les jeunes feuilles et leur tige sans couper les rameaux.

Les feuilles et les jeunes tiges sont légèrement cuites (à la manière des épinards), pas plus de 4 à 5 minutes.
Une cuisson un peu trop prolongée leur donne un aspect et une consistance moins appétissante car plus mucilagineuse, « gluante », d’où parfois leur appellation locale : « slippery cabbage ».
Leur goût neutre ou légèrement aromatique permet de les incorporer dans la majorité des plats.

Dans certaines îles du pacifique, c’est un aliment de base qui complète quotidiennement l’apport en glucides, monotone et un peu fade du taro, de l’igname, du manioc doux ou des bananes légumes.
On en fait des conserves aux IlesFidji.
A la différence du feuillage de la majorité des arbres, les jeunes feuilles du chou canaque ne contiennent pas de substances irritantes (comme des oxalates par exemple) ni de substances amères, toxiques ou astringentes ( exemples : alcaloides , tanins ou saponines)

LE CHOU CANAQUE : PLANTE MEDICINALE

En Asie (Inde, Nepal, Chine, Japon) le chou canaque est plutôt considéré comme une plante médicinale.
Il est apprécié pour les mucilages qu’il contient et entre dans la composition de plusieurs remèdes de la médecine traditionnelle chinoise.
Les Chinois utilisent les fleurs, les graines et dans une moindre mesure les feuilles et les racines.
Les indications se font selon la méthode chinoise de diagnostic.
Les troubles urinaires (cystite, infections urinaires basses, cystalgie, envie fréquente d’uriner) sont assez souvent cités.
Exemple de posologie :
Fleurs sèches : en décoction 5 à 15 g par jour, en poudre 3 à 6 g.
Les graines sèches ; en décoction 10 à 15 g et en poudre 2 à 5 g par jour( c’est aussi une indication des saignements de nez selon les Chinois).
Les feuilles fraîches : 30 à 50g par jour.

Plus généralement dans de nombreux pays où le chou canaque est présent on emploie les feuilles fraîches ou légèrement cuites pour leurs propriétés adoucissantes, anti-inflammatoires, légèrement analgésiques.
En application externe sur des zones inflammées : brûlures du premier et deuxième degré, dermatoses ( bourbouille, urticaire, piqûres d’insectes, troubles cutanés par contact avec des plantes urticantes ou caustiques et on peut même essayer sur une poussée d’eczéma)

Les feuilles et les jeunes rameaux sont adoucissants par leur contenu en mucilage et sont donc utiles pour calmer de nombreux troubles digestifs : gastralgie, colite muqueuse, constipation.
Exemple de posologie : 50 à 100g de feuilles fraiches cuites à l’eau pendant une dizaine de minutes ou plus pour bien mettre en solution les mucilages (un peu gluants). On aborbe l’eau de cuisson et les feuilles bien amollies.

En 2006 et 2009, des chercheurs chinois ont mis en évidence le rôle protecteur des neurones d’un flavonol (faisant partie des flavonoïdes ou pigments jaunes) d’Abelmoschus manihot, la hibifoline (hibifolin en anglais).
Ce composé présent également dans d’autres plantes semble atténuer in vitro la toxicité pour les cellules nerveuses du peptide beta-amyloïde de la maladie d’alzheimer.

LA CULTURE DU CHOU CANAQUE Abelmoschus manihot

Dans les régions tropicales le chou canaque est surtout propagé par bouturage, il y a donc de nombreux clones à la morphologie foliaire très différente.
On plante au début de la saison humide des fragments de branche de 50 cm avec plusieurs bourgeons en les enfonçant à moitié.
La reprise de végétation se fait en 2 à 3 semaines et la croissance est rapide.
On peut aussi utiliser les graines qui germent en deux semaines et que l’on sème en place où en semis.
La culture peut être intensive et commerciale, un pied tous les 30-100cm, lignes espacées d’un mètre, ou au contraire bien espacé laissant à l’arbuste l’espace pour se développer.
Dans les pays proches de l’équateur la végétation est quasi permanente et on peut récolter les feuilles toutes l’année.
Dans les zones à hiver un peu froid, le choux canaque est cultivé comme une plante annuelle à partir des graines.
Les rendements dépendent de la qualité du sol et des amendements : entre 5 et 40 t de feuilles à l’hectare par an.
Le chou canaque est un arbuste intéressant à cultiver dans un jardin d’agrément ou un potager pour son port, ses fleurs et ses feuilles comestibles, si on le laisse se développer il peut atteindre plusieurs mètres de haut.
D’autres espèces comestibles proche du point de vue botanique sont cultivées dans les régions chaudes : Hibiscus esculentus (le gombo) , Abelmoschus caillei( gombo ouest africain), abelmoschus moschatus (ou ambrette).

Savez-vous que le chou kanak atténue les symptômes dégénératifs provoqués par l’Alzheimer ?

 

Savez-vous que le chou kanak atténue les symptômes dégénératifs provoqués par l’Alzheimer ?

source : http://www.phytomania.com/phyto/chou-canaque.htm

 

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Publié le 15 décembre 2015, dans permaculture. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. magalie Poloubinski

    Date: Mon, 14 Dec 2015 16:48:14 +0000 To: sdobrade@hotmail.fr

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