Victoire d’EPLP contre les pesticides

Bonjour à tous,
L’association Malé’Va, membre de la fédération d’associations « Ensemble Pour La Planète », a le grand plaisir de vous informer d’une victoire d’EPLP très importante en terme d’agriculture et de protection des sols, en Nouvelle-Calédonie.
C’est la 4ème fois en 8 ans qu’EPLP fait « tomber » d’un coup TOUTES LES AUTORISATIONS pesticides imprudemment données par le gouvernement de la NC.
Vous trouverez ci-dessous deux communiqués d’EPLP en téléchargement, détaillant les implications bénéfiques pour notre pays, notemment le second document (en copie dans l’article). Lisez-les, c’est éminemment instructif !
Nous ne pouvons que saluer, féliciter, remercier le considérable travail d’EPLP, de sa présidente et de ses membres actifs dans ce combat contre la mort programmée des sols et des cultures, et pour l’incitation a des pratiques plus durables, naturelles et respectueuses de l’environnement et des consommateurs.
1er communiqué :
2ème communiqué d’Ensemble Pour La Planète :
en copie ci-dessous :

Comme suite au communiqué de presse d’EPLP du 30 juin 2017 relatif au jugement en
référé favorable à notre association (suspension de l’arrêté mentionné ci-dessus), nous
souhaitons apporter les compléments suivants :

Si en conséquence, PLUS AUCUN PPUA DE SYNTHESE N’EST
AUTORISE A LA VENTE OU A L’UTILISATION en NouvelleCalédonie,
les agriculteurs de bonne volonté ne sont pour
autant pas démunis dans la conduite de leurs cultures.
En effet, il existe des préparations dites « peu préoccupantes » PNPP
biostimulantes, fongicides, insecticides, acaricides, molluscicides, répulsives ou
encore inhibitrices de la germination… (ex. diverses formes chimiques du
cuivre ou du soufre, phosphate ferrique, argile, bicarbonate de soude,
bicarbonate de potassium, vinaigre, micro-doses de sucre, extraits divers ex.
d’ail, huiles minérales et végétales, huiles essentielles dont huile de neem,
purins divers, savons mous…) qui restent à leur disposition.
Dans l’hexagone, les professionnels ont présenté une liste de 800 de ces
substances aux autorités et 37% des agriculteurs en grandes cultures
utilisaient déjà des PNPP en 2015.
D’autre part, pour limiter les épandages et donc protéger l’environnement et la
santé des applicateurs comme des consommateurs, mais aussi dans un souci
de meilleure rentabilité, ils devraient mettre en œuvre une approche agro
écosystémique en utilisant préventivement ou curativement des techniques
culturales qui favorisent la microfaune et les micro-organismes du sol et
stoppent le développement des organismes nuisibles aux végétaux.
Ces techniques sont la sélection des espèces à cultiver et la sélection variétale,
la réduction du travail des sols ou l’arrêt des labours, la rotation des cultures,
l’association synergique des plantes, la lutte biologique intégrée, la couverture
permanente des sols via les cultures de couverture ou le mulch, le semis direct
sous couvert végétal, le retour de la matière organique, le bois raméal
fragmenté,…
Nous rappelons à qui veut l’entendre qu’une plante
convenablement nourrie par un SOL SAIN donc VIVANT est
résistante et résiliente.
Or l’emploi d’intrants de synthèse est incompatible avec le
maintien de la Vie dans le sol…
Ce dernier point est crucial pour les productions agricoles
puisqu’un sol MORT est moins productif, qu’il s’érode et
disparaît, ce qui contrevient de toute évidence gravement à
l’intérêt bien compris d’un cultivateur.
Quant à assurer la « sécurité alimentaire » de la NC, nous rappelons que les
productions alimentaires locales (de tous types -aquaculture, apiculture,
élevages divers, grandes cultures, cultures légumières et fruitières-) ne
couvrent que 15 % de notre consommation, le reste étant importé.
Nous indiquons que selon le mémento 2015 de la DAVAR, les productions
végétales alimentaires représentent 34% du total des productions agricoles en
valeur (décomposés en 31.2% pour les fruits et légumes et 2.8% pour les
céréales).
Nous ajoutons que par ailleurs certaines de ces cultures ne reçoivent pas de
traitements pesticides.
Au final, les denrées produites avec pesticides de synthèse représentent donc
SEULEMENT quelques pour cents des besoins alimentaires des Calédoniens
(34% de 15% font 5%, moins ce qui n’est pas traité, soit environ 3 à 4 % ?).
Ce n’est donc pas avec ces productions que la Calédonie mange !
Ce jugement constitue une formidable occasion de faire pour la
Nouvelle-Calédonie le choix d’une agriculture DURABLE, c’est-à-dire
une agriculture de conservation des sols, sans intrants de synthèse
(pesticides et engrais chimiques).
Nous vous demandons de bien vouloir contacter notre conseil, Maître Yann
Elmosnino (joignable au 23 01 00 ou au 74 69 91) pour obtenir son analyse.
Pour EPLP, la Présidente,
Martine Cornaille
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Publié le 30 juin 2017, dans EPLP, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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